L’écovillage de Piracanga, produire des fruits et légumes à même le sable !

Créée il y a 10 ans par Angelina, l’écovillage de Piracanga s’installe en bordure d’océan atlantique. Avec un sol très sabloneux, la communauté a dû faire appel à certaines techniques d’agriculture pour réussir à produire ses propres fruits et légumes.

Une communauté verte qui rassemble près de 250 membres permanents et accueille jusqu’à 250 personnes supplémentaires (retraites, formations …). Les déchets sont ici des ressources qui sont recyclés ou compostés. Les produits naturellement présents (bananes, cocos…) sont transformés en produits dérivés bio-dégradables comme des crèmes solaires, savons, produits vaisselles.

19883759_1463417733704128_633756567_nAnecdote : Esprit de communauté rime ici avec monnaie locale spécifique. Les reals (monnaie brésilienne) ne sont pas admis, on achète et paie en INKIRI. Cela leur permet de favoriser l’achat local et de renforcer l’appartenance à la communauté.

Leur plus gros challenge : Produire en quantité sur un terrain qui est quasiment à même la plage ? Maira, responsable agriculture nous livre la méthode mise en application à Piracanga.

1 – Dépôt de matière organique, compost pour faciliter le développement de micro-organismes et redonner vie à son sol.

2 – Plantation d’arbres et de plantes résistantes afin d’aérer le sol. Gustavo, expert en agro-foresterie nous explique certains principes clés mis en place lors de cette seconde étape :

  • Diversité : il faut s’assurer de planter des espèces variées, l’idée étant de répliquer le modèle de la forêt dans son jardin.
  • Ne pas découvrir le sol : laisser les herbes et les petites pousses grandir afin d’éviter tout processus d’érosion et d’appauvrissement des sols en nutriments. Ce procédé permet également de conserver un plus grand taux d’humidité et donc de réduire l’arrosage.
  • Respecter les strates de la forêt : planter les espèces en fonction du degré d’ensoleillement/ombrage nécessaire.
  • Maximiser la vie du sol

Ces deux premières étapes vont permettre à la vie de (ré)apparaître doucement.

3 – Remplacement progressif de ces plantes résistantes par des plantes plus prolifiques en fruits et légumes. Au fil des années, le sol commence à reprendre vie et devient apte à accueillir des espèces plus « fragiles » nécessitants un sol plus riche.

« Un sol ne se restaure pas du jour au lendemain, il faut être patient et attentif à l’évolution des organismes vivants présents » – MAIRA

Ces techniques ne sont pas exhaustives et constitue davantage une source d’inspiration qu’une méthode absolue.

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