À propos

Farm to Neighbors

Pékin, mégalopole chinoise par excellence nous a impressionné par son immensité et sa richesse culturelle.

Malheureusement, la pollution induite par les usines avoisinantes font de cette ville l’une des plus polluées au monde. S’ajoute à cette pollution de l’air, la contamination des fruits et légumes par les pesticides utilisés trop souvent avec abondance.

Face à ce constat, Erica Huang, une jeune chinoise de 27 ans venue s’installer à Pékin depuis x a décidé de s’engager. Tombée gravement malade elle a du s’orienter vers une alimentation saine sans pesticides. La visite de nombreuses fermes bio dans les alentours de Pékin l’a poussé à créer farm to neighbors.
Chaque semaine ils organisent 3 marchés pour mettre en relation les producteurs presque « BIO » (la certification Bio est peu existante en Chine) et basés à proximité de Pékin avec les consommateurs soucieux de mieux manger et de connaître l’origine de leurs . Elle attache une grande importance à la qualité des produits, aux motivations des producteurs à produire sans pesticides et aux techniques utilisées pour produire. Erica Huang femme de caractère est débordante d’énergie fait partie des précurseurs de la Food révolution qui se déroule à Pékin. Elle emmène avec elle une communauté d’entrepreneurs food de plus en plus large.

La Casa de Los Ningunos, la colocation qui s’engage pour changer le système

En plein cœur de la Paz (bolivie), nous avons rendu visite à Nicole, membre de la communauté urbaine « La Casa de Los Ningunos » depuis presque 5 ans.

Cette « colocation » rassemble des personnes engagées aux profils et horizons variés qui tentent de trouver des solutions agricoles, énergétiques,sociales … pour faire évoluer la société actuelle.

« Pour changer la société, il faut commencer par changer soi-même »

« Apprendre à désapprendre pour pouvoir expérimenter de nouvelles choses »

Un jardin en agro-écologie, des bâtiments éco-construits, quelques panneaux solaires et un tank pour récupérer l’eau (30 000 litres rien que ça !) leurs permettent de vivre de manière quasi autosuffisante.

Anecdote : La renommée de cette Casa est largement due à la sécheresse qui a touché la Paz l’année dernière (novembre 2016). La Casa avait alors ouvert ses portes pour permettre aux habitants du quartier de venir chercher de l’eau gratuitement.

Leurs activités :

Organisation d’événements ateliers pour enseigner aux habitants de La Paz des principes d’agro-écologie, recyclage, agriculture urbaine, bioconstruction, alimentation responsable … Chaque jeudi, ils organisent également « Los Jueves de Comida Consciente », les jeudis de l’alimentation responsable.

Service de traiteur biologique à destination des entreprises qui souhaitent organiser des événements plus responsables. Réaliser de bons petits plats à grande échelle à partir de produits sains et locaux.

Vente de produits locaux pour faire vivre les agriculteurs et petits producteurs de la région et partager leurs techniques de production.

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Sa vision pour changer le système :

  • Agir en collaboration et coordination avec tous les acteurs du secteur alimentaire. Gouvernement (ministère agriculture, écologie, éducation …) entreprises publiques et privées, ONG, agriculteurs … pour avoir une action globale réfléchie.
  • Convaincre par la preuve, pour changer les mentalités, il ne suffit pas de faire des propositions mais bien de proposer des solutions concrètes et facilement applicables au quotidien.

Un grand merci à Nicole de nous avoir reçu et présenté les différentes actions de la Casa de Los Ningunos. On vous souhaite bonne chance pour la suite, c’est ensemble que nous allons faire bouger les lignes.

Dona Rosa, guardienne de graines

Nous voilà enfin arrivés à Bogota après quelques 46 heures de voyage !

C’est guidé par l’association franco-Colombienne PSF que nous nous retrouvons chez Dona Rosa, une gardienne de graines. Depuis près de 200 ans, sa famille se transmet des graines sélectionnées avec soins qui se sont adaptées aux différents climats, différents sols et qui offrent aujourd’hui des rendements exceptionnels.

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Quand on sait que dans la plupart des pays (même en Colombie) il faut payer pour utiliser des graines (souvent surnommées « one shot » ou « terminator ») non référencées par les grands acteurs du secteur comme Monsanto, Bayer, Dupont … on tombe sur la tête !!

Découvrez la Web-série Colombie sur Dona Rosa

EcoBaf, des bactéries pour restaurer les sols et promouvoir un développement durable des écosystèmes agricoles

Pascal et Ronaldo, tous deux micro-biologistes de formation ont développé SYMBIO, un concentré de bactéries pour redynamiser la biodiversité des sols et offrir une alternative durable aux pesticides.

Biodiversité du sol = micro-organismes capables de rendre assimilables par les plantes les nutriments naturellement présents.
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Contexte :

Le système de production intensive mondial conduit à utiliser massivement les pesticides (lutte contre les mauvaises herbes, les insectes …) et les engrais (source de nutriments pour les plantes qui favorise la croissance et la protège des maladies). Toutefois, pesticides et engrais contiennent des produits chimiques (phosphates, nitrates …) qui conduisent à appauvrir les sols en micro-organismes, contaminer les eaux et empoisonner la faune. Un cercle vicieux qui conduit à appauvrir les sols et donc utiliser de plus en plus de pesticides pour maintenir des rendements suffisants.

Le secteur agricole péruvien n’échappe pas à ce triste résultat et c’est partant de ce constat que Pascal, Ronaldo et Vasco ont commencé à réfléchir à des solutions durables pour redynamiser la biodiversité naturelle des sols. La biodiversité d’un sol est synonyme de richesse et de résilience des cultures. L’idée est de permettre aux agriculteurs de produire des produits sains, de qualité en profitant de rendements presque similaire à l’agriculture traditionnelle.

Le produit « Symbio » :

Un set de 4 produits composé de bactéries variées. Chaque produit à une impact positive sur une partie de l’écosystème. L’application successive de ces 4 produits permet une croissance du nombre de micro-organismes présents dans le sols et peu à peu une restauration complète des sols. Les agriculteurs bénéficient également d’un accompagnement d’EcoBaf pour les former aux techniques d’agro-écologie, d’association de culture …

Leur Logique :

A l’opposé des stratégies classiques visant à accroître la dépendance du consommateur, Ecobaf propose un produit visant à rendre indépendant ses clients agriculteurs. Un cercle vertueux où l’utilisation du produit diminue avec le temps et en parallèle des rendements qui augmentent.

Une super initiative encore en phase de test, à qui l’on souhaite le meilleur pour la suite.

 

 

 

L’écosystème gagnant de Vasco Macias : des poules, de la spiruline et des bactéries.

C’est à quelques kilomètres de Lima que nous avons rencontré le super entrepreneur Vasco Masias. Ce chef d’entreprise engagé nous révèle les secrets de son groupe La Caleta.

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Parmi les maillons de la chaîne, Ovosur qui produit chaque jour 3 millions d’œufs soit 1/3 de la consommation péruvienne. L’idée de Vasco est de créer un cycle autour de ses petites poules. Pour cela, il a décidé de valoriser leurs déchets en les utilisant pour fertiliser les plans fruits et légumes qu’il fait maintenant pousser. Parallèlement, il développe avec Pascal le projet Ecobaf : un fertilisant naturel réalisé à partir de bactéries complémentaires et destiné à restaurer et revitaliser les terres devenues stériles.

Il a par ailleurs lancé des recherches sur le moringa, les champignons et les algues pour nourrir ses poulets de manière durable et responsable. Dans le monde chaque année 350 millions de tonnes d’aliments sont destinés à la consommation animales. Si ils sont en majorité composé de soja, on compte tout de même 15 millions de tonnes qui proviennent de la farine de poisson. C’est un fléau qui vide nos océans et touche particulièrement le Pérou, un des plus gros pêcheurs d’anchois du monde. Petite anecdote ici la consommation humaine de l’anchois est interdite au profit de la consommation animale.

Il considère son entreprise comme un écosystème où chaque entité travail en harmonie avec les autres. Chaque output ou déchet d’une entité est en principe réutilisé et valorisé par la suivante créant ainsi un cercle vertueux. En pleine phase de test, il compte bien faire bouger le milieu de l’alimentation animale et ainsi boucler le cycle pour une entreprise durable.

 

 

Willka, cette société qui entend faire des champignons une alternative viable à la viande

Fin d’une journée bien bien chargée à Lima avec encore une fois une rencontre passionante avec Jorge qui a créé Willka, cette société qui produit et commercialise le Hongos.


Le Pérou est certes reconnu pour sa gastronomie mais une grande partie de sa population continue à consommer qu’une infime partie des produits alimentaires produient sur le territoire.

Son objectif : diminuer au maximum les coûts de production afin d’offrir ses champignons au plus grand nombre

Jorge, avec son entreprise Willka entend bien instaurer l’utilisation des champignons dans la culture péruvienne. Des produits naturellement proteinés (5 fois plus concentrés que la plupart des légumes et contiennent tous les acides aminés nécessaires) qui permettraient d’offrir une solution durable et économique aux péruviens pour couvrir en partie leurs besoins quotidien en protéines.

Ses principales problématiques : 

La présence de viande dans un repas, même en infime quantite est synonyme de richesse

– Les péruviens vivent en famille jusqu’à 30-35 ans, il est difficile de changer les habitudes alimentaires bien ancrées.

Toutefois, Jorge note qu’au Perou comme dans le monde entier, la population commence à prendre conscience de la nécessité de changer ses habitudes de consommation, principalement concernant les produits carnés.

Un changement à l’échelle mondiale est en cours, faisons tout pour qu’il se fasse avant qu’il ne soit trop tard.

Food Box

Rencontre avec Michael et Aurélien, deux anciens colocataires qui ont décidé de se lancer dans l’entrepreneuriat ici à Lima.

Leur constat : 

– Les jeunes péruviens perdent l’habitude de cuisiner eux même leur repas

– Le gâchis alimentaire est très présent au Perou

– On retrouve un indice d’obésité fort et de nombreuses personnes souffrant de carences en nutriments

Leur concept : livrer chez des particuliers des kits de recettes avec des ingrédients pré-dosés pour cuisiner chez soi des plats à la foi bons et sains.

Un double impact positif :

1- Des kits justement dosés permettent de limiter voir d’éviter tout gaspillage. 

2- Un circuit court entre producteurs et consommateurs et des recettes de saison permettent de proposer des produits tout à fait compétitifs avec la grande distribution locale.