INSFEED PROJECT : quand la production d’insectes permet de soutenir les agriculteurs locaux.

Rencontre pleine d’espoir à l’Universite Makerere de Kampala où Tom un des assistants chercheurs du Docteur Dorothy Nakimbugwe a fait des recherches pour le projet Insfeed. 


Le but ? 

– Offrir aux agriculteur une méthode économique et durable pour nourrir leurs animaux grâce à des mouches soldats. L’élevage d’insectes, beaucoup plus accessible que la farine animale (majoritairement à base de poissons) pourrait leur permettre de sortir de situations précaires.

– Eviter de vider le lac Victoria des Mukene ces petits poissons argents appréciés tant des poulets que des Ougandais 

– Se lancer dans cette course folle a l’alimentation de demain. 

En Afrique plus qu’ailleurs le besoin de changer, d’innover, de produire différemment se fait ressentir … Les ressources s’épuisent la population grandit les sécheresses sont de plus en plus nombreuses. 

Une rencontre passionnante qui promet un bel avenir à l’agriculture ougandaise !

Sunculture face aux problèmes de sécheresse le Kenya innove.

Sunculture que nous avons rencontré lors de notre passage à Nairobi propose aux fermiers kenyans, un système d’irrigation à bas coûts et alimenté par panneaux solaire. 


Le Kenya comme une large partie de l’Afrique de l’Est fait face à d’important défis liés à l’irrigation. 80% du territoire kenyan souffre du manque de pluie. Face à cette problématique, de nombreux fermiers choisissent de limiter les variétés pour ne produire que des cultures demandant peu d’eau.

D’autant plus que ces dernières années le réchauffement climatique se fait de plus en plus ressentir et bouscule les saisons des pluies. 

Pour une meilleure gestion de l’eau, Sunculture propose un système d’irrigation au goûte à goûte qui procure la juste quantité d’eau à la plante. De plus, actif de nuit cette solution d’irrigation limite l’évaporation.

Relié à un Tank d’eau et à une pompe alimentée par l’énergie du soleil, ce système se veut autosuffisant. Une solution flexible qui permet à chaque agriculteur d’adapter le système Sunculture selon ses propres besoins.

Prochaine étape : 

1- Prototypage d’une nouvelle pompe, plus performante et moins coûteuse.

2- Internet des objets avec une interface utilisateur permettant d’analyser efficacement les performances du système et des cultures. Ce dernier pouvant être relié à des capteurs connectés pour personnaliser l’irrigation en fonction de l’état du sol.

Oranjezicht, un jardin urbain qui implique les habitants de Cape Town

Kurt a voulu construire un meilleur environnement pour ses enfants alors qu’il vivait en plein coeur de Cape Town. Il a ainsi converti un espace vierge au abord d’une école en un magnifique jardin de quelques 600 mètres carrés. Luxuriant même en hiver il fait appel à quelques principes d’agro-écologie (Compagnonnage, diversité, much …).

Ce n’est cependant pas là que réside la particularité de son jardin. Il implique l’ensemble du quartier dans la réalisation de ce projet. Il demande à ses voisins de collecter leurs déchets organiques dans un récipient hermétique qu’il leur met à disposition et de saupoudrer régulièrement 1-2 cuillère de Bokashi dessus.

Le Bokashi : Des bactéries pour réduire en engrais les déchets organiques

  • Efficacité, transforme quasi toutes sortes de déchets organiques (viandes, citron …) en compost, le tout en réduisant les odeurs.
  • Rapidité, en 2 semaines les déchets sont prêts à être utiliser comme engrais
  • Economique, 1kg de Bokashi = 100 R (7 euros) pour 5/6 mois d’utilisation

Il récupère ainsi gratuitement chaque jour des kilos d’engrais très riches en micro-bactéries qui serviront à améliorer la qualité et la fertilité des sols.

En plus de fournir des fruits et légumes frais et de saison aux habitants du quartier, il forme les volontaires aux techniques d’agriculture durable et sensibilise les jeunes enfants aux bienfaits d’une alimentation saine.

Ce jardin urbain est devenu en quelques années un réel lieu de sociabilisation au cœur d’un quartier résidentiel où les habitants sont sensibilisés à « l’alimentation durable » et à la valorisation de leurs déchets organiques.

Willka, cette société qui entend faire des champignons une alternative viable à la viande

Fin d’une journée bien bien chargée à Lima avec encore une fois une rencontre passionante avec Jorge qui a créé Willka, cette société qui produit et commercialise le Hongos.


Le Pérou est certes reconnu pour sa gastronomie mais une grande partie de sa population continue à consommer qu’une infime partie des produits alimentaires produient sur le territoire.

Son objectif : diminuer au maximum les coûts de production afin d’offrir ses champignons au plus grand nombre

Jorge, avec son entreprise Willka entend bien instaurer l’utilisation des champignons dans la culture péruvienne. Des produits naturellement proteinés (5 fois plus concentrés que la plupart des légumes et contiennent tous les acides aminés nécessaires) qui permettraient d’offrir une solution durable et économique aux péruviens pour couvrir en partie leurs besoins quotidien en protéines.

Ses principales problématiques : 

La présence de viande dans un repas, même en infime quantite est synonyme de richesse

– Les péruviens vivent en famille jusqu’à 30-35 ans, il est difficile de changer les habitudes alimentaires bien ancrées.

Toutefois, Jorge note qu’au Perou comme dans le monde entier, la population commence à prendre conscience de la nécessité de changer ses habitudes de consommation, principalement concernant les produits carnés.

Un changement à l’échelle mondiale est en cours, faisons tout pour qu’il se fasse avant qu’il ne soit trop tard.